Qu'est ce qui s'est Bû le 28 mars 2009?

Publié le par Loïck

Il y avait un plateau alléchant, propice à de belles découvertes…et à quelques confirmations.

 

La dégustation commence avec quelques vins Argentins.


DOMAINE ALFREDO ROCA & GUEST :

DOMINGO MOLINA – Torrontes 2008 :

Nez exotique et frais, avec une explosivité proche d’un muscat sec.

En bouche, de la rondeur et de la fraîcheur. Ca « péte » le fruit.

Un vin aromatique et Flatteur. 12€.



 

ALFREDO ROCA – Cabernet sauvignon 2004 :

Robe rubis.

Nez de baies sauvages, de poivre.

L’entrée en bouche est aromatique et souple. Les tannins se développent et tapissent le palais.

La finale est elle aussi tannique. 10.50€.


Après ce début agréable, je ne peux résister et je « craque » en allant déguster les vins du domaine Peyre-Rose en compagnie de Marlène Soria.


DOMAINE PEYRE-ROSE :

J’avais discuté une demi-heure avant avec Marlène Soria. Quel plaisir de pouvoir échanger avec cette grande dame du vin. Très bourguignonne dans l’approche (quand je lui demande ou elle trouve tant de fraicheur dans ses vins, elle me répond simplement « c’est le terroir »), elle propose une gamme de vins racés.




Nous commençons par le « vrai faux » rosé du domaine (plus rouge que rose).

COTEAUX DU LANGUEDOC – Domaine Peyre-Rose – Rosé rouge 2002 :
 

Robe proche d’un rouge léger.

Nez d’herbes aromatiques, de griotte et de cire d’abeille.

Ce vin possède un côté gourmand, très fruits rouges, mais également bien structuré avec des tanins qui se font sentir en fin de bouche.

Un vin de table, à croquer ! 19€.


Nous entamons ensuite la dégustation tant attendue des 2003 et notamment la nouvelle cuvée Marlène N°3.


COTEAUX DU LANGUEDOC – Domaine Peyre-Rose – Clos des cistes 2003 :

Robe profonde, quasi noire.

Nez profond, qui exhale des arômes puissants d’olive noire, de truffe et de garrigue. On dirait le sud…

Attaque veloutée. Vin qui étonne d’entrée par sa finesse. Structure tannique affirmée, virile. Le vin est sauvage, très Peyre Rose jeune.

L’ensemble est équilibré, pas d’effet millésime ostentatoire.

Pas tout à fait en place, il lui faudra plusieurs années pour affiné des tannins virils et puissants. 50€.




COTEAUX DU LANGUEDOC – Domaine Peyre-Rose – Syrah Léone 2003 :

Nez plus sur le fruit que le précédent. La aussi les arômes ressortent spontanément : la myrtille, la cire d’abeille, ainsi que des notes de cuir. Incroyable finesse et élégance pour ce cru.

Bouche élancée, fougueuse mais maîtrisée. Tanins fins, de qualités supérieurs. L’ensemble est bien en place quel régal, quelle race !!!

Un vin construit pour duré, qui démarque de cistes par une plus grande homogénéité et par une plus grande finesse (on ne retrouve pas le coté velouté de cistes). 50€.


COTEAUX DU LANGUEDOC – Domaine Peyre-Rose – Marlène N°3  2003 :

Ce sont les dernières vignes plantées sur le domaine. Elles sont étaient au préalable utilisées dans Rosé-rouge.

Etant un terroir différent, elles font l’objet d’une nouvelle cuvée.
45% de syrah, 45% de grenache, 10% de tempranillo et de carignan complantés. Vinification identique à celle de Léone et Cistes.

Nez très développé de réglisse, de fruits à l’eau de vie, de garrigue et de poivre. A l’aération le nez se montre très influencé Syrah avec des notes très marquées de fleurs et de fumé.
Une vraie bombe d’intensité et d’élégance.

L’attaque est pleine de fraîcheur et de force. Le vin possède des tanins impeccablement soutenus par un trame veloutée et sèveuse. Le fruit est dense. Il s’étend sur le palais, et malgré sa puissance assumée et ses tanins nombreux, il parait abouti et complet.
Il est long et garde l’équilibre en gagnant en épaisseur en fin de bouche.  Légère sécheresse du aux tanins en finale.

Pour un coup c’est un coup de maitre (encore une fois). Ce vin dégage une intensité et une impression de plénitude méridionale incroyable. Du grand Peyre-Rose. 50€.




COTEAUX DU LANGUEDOC – Domaine Peyre-Rose – Oro  1997 :

Assemblage de roussanne, de rolle et de viognier.

Couleur or, très dense.

Le nez est une ode à la compléxité. Il dégage des aromes minéraux, de noisette, de noix, de miel, et d’épices. Nous ne sommes plus en Languedoc mais en Orient. Le bouquet est ravissant et intense.

Un blanc vineux,  harmonieux, à la matière solide et au développement durable en bouche. Grande finale ! 45€.

Un équilibre haut en couleur pour un blanc hors normes et hors modes !


Une gamme époustouflante et une dégustation qui laisse de marbre par la sincérité et l’intensité de ces vins. Le temps semble s’arrêter à Peyre-Rose.


J’enchaîne avec le centre et plus précisément le sancerrois.


DOMAINE SEBASTIEN RIFFAULT :

J’avais eu l’occasion, il y a quelques années, de rencontrer Sébastien, dans une autre vie…il était caviste chez Lavinia. Les temps changent, mais pas lui.




SANCERRE – Domaine Sébastien Riffault – Akméniné 2007 :

Cuvée d’entrée de gamme, sur le fruit.
Sol calcaire, 12 mois d’élevage.

Nez d’orange confite, de cake à l’orange même. Les épices se mêlent à la danse. Se nez est très oriental.

Bouche fraîche et acidulée.  Des notes de mine de crayon apparaissent (sans doute relatives à la minéralité). L’acidité ressort en fin de bouche est donne du « pep’s » au vin.

Vin aromatiques, très original dans son expression. Loin des standards habituels. 16€.


SANCERRE – Domaine Sébastien Riffault – Auksinis 2007 :

Même sol que le précédent, plus de concentration.

Au nez, on retrouve ces notes d’orange confite, et d’agrume en général.

La bouche est pleine de vie. La minéralité et la concentration sont plus marquées que sur le vin précèdent.

Le profil des 2 premiers vins est quasi semblable. 20€.




SANCERRE – Domaine Sébastien Riffault – Skeveldra 2007 :

Parcelle de silex.

Le nez est marqué par des notes de sève de sapin (type bonbon « sucs des Vosges »), et des notes d’agrumes. A noter que tous les nez de la gamme sont très odorants.

Bouche aromatique, minérale. Belle concentration liée à l’acidité. Un vin plus solide, plus tendu.
La puissance est de mise en fin de bouche.

Plus classique et plus « dur », il est celui qui m’a le plus séduit. 20€.


SANCERRE – Domaine Sébastien Riffault –Rondaunas 2007 :

Le nez encore une fois est très extraverti : fruits rouges confits, épices. Etrangement on retrouve les arômes de sève de pin.

Bouche fluide, croquante. Quelques petits tanins en fin de bouche.

Un vin à boire sur le fruit. 20€.


Direction le bordelais.


CHATEAU BEAUSEJOUR :

Le domaine a été repris en 2005 par Pierre Bernault, ancien cadre Microsoft. Ses décisions sont appuyées par Stéphane Derenoncourt.




CHATEAU DE BEAUSEJOUR – Montagne St Emilion – 2006 :

Nez de myrtille, de fumé et de cèdre. Il parait sur la retenu.

L’attaque est toute en finesse et douceur. Le vin est moyennement concentré, un poil rigoureux. Il se développe et les tannins serrent en fin de bouche.

Sérieux, bien en place, à recommander ! – de 17€.




CHATEAU DE BEAUSEJOUR – Montagne St Emilion – « 1901 » 2006 :

Un nez plus classieux, mais pas éloigné du précédent. On y retrouve des fruits noirs, très minéral et fumé.
C’est classe, sobre, net.

Attaque saline, vin velouté, sèveux. La matière est bien là, elle fait dans la finesse et la classe malgré une structure sérieuse. La salinité est présente de bout en bout et montre une minéralité poussé, du cailloux, du vrai.

Un grand vin, fin, racé, à l’équilibre de rêve. 45€.




On passe de l’autre côté, mais on reste à Bordeaux.


CHATEAU CORNELIE :

Personnage haut en verbes et en haut couleurs, Patrick Grisard après avoir travaillé pour de nombreux domaines Bordelais, se lance dans l’aventure Cornélie en 2005. Ambition : faire bon et différent.




CHATEAU CORNELIE – Haut Médoc – 2005:

Nez de fruits, de cuir et de réglisse. Plutôt classique, mais une valeur sure.

Attaque sur le fruit. Vin charnu. La charpente tannique et la fraîcheur sont bien présentes.

Un très joli vin. – de 13€.


CHATEAU CORNELIE – Haut Médoc – 2006:

Nez de mine de crayon, minéral et de fruits noirs.

Vin plus retenu que le précédent, la matière semble plus légère. La mâche elle est au rendez-vous.

Finale sérieuse et longue.

On a l’impression de monter d’un cran en gagnant en précision et en définition. – de 13€.




CHATEAU CORNELIE – Haut Médoc – 2007:

Nez différent des précédents dans son expression finement florale. On retrouve les fruits noir et de notes fumées.

Vin élégant, belle concentration de matière et de tanins enrobés. Il fait preuve d’une très belle tenue en bouche, grâce à un équilibre remarquable.

Ce vin solide et précis nous livre un registre de tout premier ordre. A potentiel. – de 12€.


CHATEAU CORNELIE – Haut Médoc – 2008 (échantillon):

Nez très sudiste de figue et de chocolat noir.

Vin concentré aux tanins affirmés.

Trame saline en fin de bouche.





CHATEAU CORNELIE – Haut Médoc – Amabilis Vinéa 2006:

Nez animal, de fourrure, de fruits noirs et rouges.

Vin charnu, gourmand, rond mais structuré à la fois.

UN OVNI dans le Médoc. A boire pour le plaisir…sur une viande rouge. – de 16€.


On remonte un dans le Gers.


LE BOUSCAS :

Floréal Roméro peut enfin dormir sur ses 2 oreilles, ses vins se vendent, sont bus et appréciés.




VDT – LE BOUSCAS – Vaïhana (2005):

100% ugni blanc.

Arômes de buis et de citron confits.

Vin iodé, vif, avec du gras. Salinité marqué et amertume en finale.

Un vin original qui mérite le détour. – de 7€.




VDT – LE BOUSCAS – La dulcinée (2003):

100% colombard.

Robe dense or foncé, très brillante.

Nez de coing, de citron confit, d’ananas confit, de miel et de fruits secs. Le nez est très épanoui. Quels odeurs, quel festival….waaaouuh.

Bouche grasse, sucre marqué, mais quel équilibre d’école. Le vin tapisse le palais magnifiquement avec sa liqueur, il régale par sa densité qui ne fait jamais dans l’excès.

A découvrir d’urgence, tout simplement sublime ! – de 20€.


VDT – LE BOUSCAS – Sang chaud (2005):

80% tannat – 20% merlot.

Ca renarde dur…violents arômes animaux au nez. Nécessite un bon carafage.

Vin tannique, puissant, viril même dans son expression. La fraicheur rend l’ensemble plus aimable.

Il est persistant en finale.

Un caractère affirmé, qui peut être très intéressant si accord gastronomique l’assagi !


Nous restons dans le sud-ouest, mais descendons un peu. – de 9€.


CHATEAU DU BLOY :

Comme le domaine ci-dessus un superbe domaine au prix très, très sages !




CHATEAU DU BLOY – Montravel – Blanc 2007 :

30% sauvignon, 40% de sémillon et 30% de muscadelle.

Nez plein d’agrumes, citronné et vif. Ajoutez-y un soupçon d’herbes fraîches et vous avez un nez plein de vitalité.

Vif, frais et pimpant. Ce vin régal par son caractère apéritif.
Très désaltérante, la finale est marquée par l’iode.

Un blanc plein de fraîcheur pour vos crustacés. – de 6€.


CHATEAU DU BLOY – Montravel – Lilia blanc 2006 :

65% sauvignon, 35% sémillon.

Nez florale (de lila), de fruits jaunes et très iodé. C’est complexe et élégant.

La bouche est vineuse, pleine de caractère.  La matière est enrobée et possède du gras.

Pointe d’amertume en de bouche.

Un vin complet et réussi, à ce prix là (7.7€) achetez le par palette.


CHATEAU DU BLOY – Bergerac – Rouge 2006 :

90% merlot et le reste en cabernet sauvignon.

Nez sur le fruit, simple dans son expression, mais friand.

Vin franc, simple, avec du fruit et du fond.

Bravo à ce prix (5.2€), imbattable.




CHATEAU DU BLOY – Montravel – Le bloy 2004 :

Mine de crayon, menthol et cuir au nez. Parait fermé.

En bouche on retrouve les arômes de mine de crayon mêlées à la salinité. Vin bien construit, complet avec de solides tanins. L’ensemble est fort sérieux.

Un poil rustique mais bien équilibré. 14.5€.


Un dernier tour dans le sud-ouest...


DOMAINE LA CASENOVE :





LA CASENOVE
– VDP des côtes catalanes – Les clares 2004 :

50% de roussane et 50% de grenache blanc.

Nez marqué par les hydrocarbures, une forte minéralité et de fines notes oxydatives. Très Roussillon dans l’approche. Du caractère et du goût !

Vin rond, gras, large. Beaucoup de présence et de puissance. Il n’en n’est pas moins énergique et reste frais.
Finale minérale qui régale.

Un vin de gastronomie a réserver aux anchois Roque de Collioure ! 17€.


LA CASENOVE
– VDT– S’arena 2004 :

Muscat petit grains passerillé sur souche.

La couleur est annoncée : aromes de fleur d’oranger, d’abricot et de rose. L’ensemble est enivrant, enthousiasment même ! S’est gourmand et distingué à la fois.

Vin aromatique, au sucre présent, sans excès. Un léger côté « frizotant » et peu d’alcool en fond un vin très digeste.

Une vraie gourmandise, merci !
Le muscat quand s’est bien fait, j’en suis fou ! 24€.




LA CASENOVE
– Rivesaltes Ambré – “15-10” 2001:

Nez d’épices, de fruits à l’alcool, et de café.

Vin puissant, vineux. Long, il est marqué par le café et appel un cigare du plus belle effet.


Encore une fois un plateau placé sous le sceau de la découverte. Le moins que l’on puisse dire et que cela a fonctionné avec notamment LE BOUSCAS, LE CHATEAU DU BLOY, CORNELIE, LA CASENOVE.
Mais aussi des confirmations de grands vins: PEYRE-ROSE & BEAUSEJOUR.

Merci aux vignerons pour leur sympathie et leur disponibilité.

Tous les vins sont à vendre ICI.

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vins du languedoc 08/07/2009 12:38

Vin puissant et racé, des vins de caractère.J'apprécie enormément ce domaine !